Visites aux malades à New-York

Categories: Etats-Unis

A Brooklyn, la communauté du Point-Cœur visite les personnes malades ou âgées chez elles ou bien dans les maisons de retraite du quartier. Nhi, volontaire vietnamienne, raconte l’une de ces visites.

Nhi et Bobby, un voisin du quartier de Brooklyn

Concetta est une femme italienne de 85 ans. Elle est l’une des personnes malades que je visite dans le quartier. Elle a deux enfants mais l’un vit loin et l’autre ne va pas bien. La plupart du temps Concetta est seule chez elle. Elle a des douleurs aux genoux et aux poignets. Parfois ils gonflent et du coup elle ne peut pas beaucoup marcher. Quelques jours après l’une de nos visites, elle est tombée et s’est cassée la jambe. Elle a été hospitalisée et j’ai été lui rendre visite plusieurs fois. La dernière fois, le prêtre de la paroisse venait de lui donner la communion. Elle était très heureuse qu’il soit venu lui rendre visite et lui porter la communion. Elle nous a dit : « Je suis très heureuse que vous veniez me rendre visite. Mais prenez le temps de visiter les autres aussi. Ils seront très heureux de vous voir. Apportez leur le Bon Dieu. Je prie pour vous et pour eux. » Je pense qu’elle n’a pas dit cela parce qu’elle n’avait pas besoin de notre visite mais parce ce qu’elle sait profondément ce que cette visite représente pour elle et elle veut que ceux qui ont besoin de visite puisse aussi en recevoir. Elle veut partager sa joie avec les autres. Quand on voit les plaies sur son corps, les ecchymoses, les bandages épais autour de sa cuisse, on peut sentir quelque chose de sa douleur. Mais c’est étonnant, je n’ai jamais entendu une plainte de sa part. Elle continue de nous dire que Dieu est bon, qu’il est toujours avec elle, que son amour est aussi grand que l’océan. 

Je suis très marquée par Conetta et quelques autres personnes âgées que nous visitons dans les maisons de retraite, et j’apprends ce que signifie l’espérance. La souffrance ne semble pas les empêcher de rendre grâce à Dieu. Leur secret ? Lola, une femme de 102 ans dont le mari est mort quand elle avait une quarantaine d’années et qui l’a laissée avec leurs quatre enfants dont deux ont des problèmes d’addiction et dépression, m’a dit : « C’est beau d’avoir la foi, on reçoit beaucoup dans la foi. »

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedin

Author: admin