Violeta, mexicaine, future missionnaire à Cuba

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Violeta, jeune mexicaine de 24 ans, a parcouru des milliers de kilomètres pour partager la vie du Point-Cœur du Salvador pendant un mois. Durant cette expérience, son désir de s’engager pour une mission d’un an s’est confirmé. Avec la grâce de Dieu, elle rejoindra le Point-Cœur de Cuba au mois de mai. En rentrant au Mexique, elle nous a transmis ces quelques mots, décrivant son expérience à la Colonie Iberia, quartier du Point-Cœur :

Violeta et Julia

Violeta et Julia

Je pourrais vous partager beaucoup d’histoires, il me faudrait d’ailleurs de nombreuses feuilles de papier, mais je peux déjà vous dire combien j’étais heureuse de participer à la vie du Point-Cœur. Je me suis découverte dans chaque détail du quotidien et j’ai réalisé qu’en partageant seulement un sourire, une accolade ou un café, nous pouvions redonner de la joie à une personne qui pensait en finir avec la vie.

Durant ce magnifique mois, j’ai connu de nombreuses personnes, comme des enfants dont les parents étaient en prison ou dans des trafics, simplement heureux avec un morceau de pâte à modeler. J’ai connu des jeunes qui se sont découverts eux-mêmes en jouant dans la pièce de théâtre « Le Petit Prince », proposée par le Point-Cœur. J’ai aussi connu des personnes âgées abandonnées par leurs enfants, mais qui souriaient et se dévouaient pour les autres. De nombreuses rencontres ont rempli mon cœur de joie, et j’aimerais vous en partager une : Señora Julia, une dame de 85 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer, mise de côté par sa famille, et recueillie par ses voisines qui l’aident depuis que la maladie s’est déclarée. Les jeunes de Points-Cœur lui rendent visite régulièrement.

Pour elle, c’est dimanche tous les jours, et je devais lui répéter mon prénom tous les quarts d’heure. Elle me répondait toujours « Violeta, comme la fleur ! ». Cette femme a touché mon cœur, elle m’a permis de valoriser ceux qui m’entouraient et moi-même. L’entendre rire, la voir heureuse me comblait de joie. Son rire suffisait à rendre belle toute ma journée.

Au bout de quinze jours de présence au Salvador, je savais que j’allais dire OUI : oui pour partir en mission plusieurs mois, ou le temps qu’il semblera bon au Seigneur. Un oui sans peur, sans doute, sans crainte (…) je sais que je suis remplie de bénédictions et je veux partager cette joie qui m’a été offerte.Facebooktwitterpinterestlinkedin

Author: Claire Lefranc