Une soirée surprise pour les femmes du quartier de Guayaquil

Categories: Equateur

Au mois de juin dernier, le Point-Cœur San Jeronimo Emiliani de Guayaquil a organisé un dîner avec les femmes de la Fraternité San-Jerónimo-Emiliani, une petite fraternité de mères de famille du quartier désirant vivre du charisme de Points-Cœur dans leur vie quotidienne. 

Nous avons fait en sorte que la maison soit vraiment belle et qu’en chaque petit geste se manifeste la beauté : des tables apprêtées, les noms des personnes à leur place respective, des bougies, des fleurs, un menu avec une entrée préparée par la maman d’une volontaire autrichienne, alors chez nous en visite au Point-Cœur avec son mari.

Nous avions proposé à quelques-unes de nos invitées de chercher quelle était leur passion, ce qui leur plaisait le plus (pour beaucoup d’entre elles, c’était la première fois qu’elle portait leur attention sur cela) et de le partager pendant cette soirée. Nous avons également invité les maris afin qu’ils puissent se sentir eux aussi bénéficiaires du trésor que nous avons reçu à travers cette amitié.

Pour tous, cette soirée fut une surprise. Jamais ils n’avaient imaginé que nous les inviterions à une telle soirée. Certains disaient que c’était comme dans les films ! Mais ce fut aussi pour nous une surprise de voir arriver nos amies avec leur présentation bien préparée et d’en voir aussi d’autres, auxquelles nous n’avions rien demandé, qui étaient prêtes à faire quelque chose. Señora Tania, qui est une femme très discrète, exposa avec beaucoup de joie sa passion. J’ai découvert à travers cela une dignité que sa réalité familiale voile parfois. Elle était comme une petite fille qui montre un peu de son trésor. Señora Norma a dit : « Depuis quelques temps, chaque fois que je m’assieds pour tricoter, je regarde mes mains et je me demande comment elles sont capables de faire des choses aussi belles. Et je me rends compte que cela vient de Dieu seul qui m’a accordé ce don. C’est quelque chose que je fais avec tant de plaisir, dont je jouis comme si je m’asseyais pour prendre un café avec un ami. Quand je fais cela, je m’assieds alors à prendre un café avec mon Ami. »

Philippine, volontaire française, a fait une présentation de Guayasamín en donnant une interprétation des tableaux. Fernando, le mari de Señora Norma, qui est toujours le premier à faire rire tout le monde, a été tellement touché que pour la première fois nous le vîmes parler sérieusement, sur ce qui l’avait toujours ému chez lui. C’était comme un désir de participer à la présentation. A ce moment-là, il laissait entrevoir la beauté et la vérité de son être.

A la fin, quelques maris finirent par se demander pourquoi seules des femmes appartenaient à la Fraternité. Un autre, qui ne voulait pas participer au pèlerinage, décida de demander un jour de congé pour cela. Señora Anita, qui souffre beaucoup, a dit : « Cette soirée m’a révélé quelque chose de si grand que je peux dire : “Que s’en aille la tristesse et que vienne la joie !”. » Nous avons tous une telle soif de beauté, une telle nécessité de partager ce que nous avons reçu, de nous donner, que je crois que cette soirée fut très importante.

Carolina Arambarry, membre permanente de Points-Cœur, en mission en Equateur

Facebooktwitterpinterestlinkedin

Author: admin