Une onction des malades incroyable

A Buenos Aires, nous visitons depuis quelques années le « foyer de la Miséricorde » ou vivent des personnes âgées. Voici le chemin de foi d’une de ces femmes, Rosa :

Rosa est une dame âgée du « foyer de la Miséricorde » que nous visitons depuis quelques années. Elle a tendance à se plaindre beaucoup, tout est dramatique et négatif avec des histoires impossibles. Il est vrai qu’elle a beaucoup de soucis et que le personnel ne l’aide pas beaucoup. Elle sait qu’elle doit aller dans une vraie maison de retraite parce qu’elle ne peut plus marcher et cela l’angoisse profondément. Cela veut dire pour elle partager le dortoir à plusieurs et si l’une ou l’autre personne ronfle ou est un peu perdue, cela va lui être très difficile à supporter. Ses voisines et le personnel du foyer ne savent plus trop comment s’y prendre avec elle, car elle n’est jamais contente et malgré tous les petits services que l’un ou l’autre lui rend, cela n’est jamais assez. Aussi beaucoup se sont fatigués à la longue et l’ont laissée seule avec ses angoisses. Très souvent, elle nous dit au bord des larmes : « Je voudrais que le bon Dieu me prenne maintenant, je ne veux pas aller dans une maison de retraite, je veux qu’on me laisse mourir tranquille. Je suis seule et je souffre trop, je ne comprends pas pourquoi le Seigneur me laisse en vie. »Depuis quelques mois, je lui parle souvent de l’onction des malades pour lui donner la paix, la force et la consolation pour vivre tout cela : sa vieillesse, sa maladie, son handicap. Mais le simple fait qu’elle doit se confesser la rebute.

Or, ce lundi, elle nous téléphone pour nous demander de venir la visiter car elle est angoissée et tout va mal. Je lui promets d’aller la voir le lendemain. J’y vais et après m’avoir expliquée pendant une heure les causes de ses angoisses, je lui propose l’exercice de voir ce qui fut positif dans la journée… « Rien du tout ».Alors, je reprends un à un tous les évènements qu’elle m’avait raconté pour lui montrer où était le positif qu’elle ne voyait pas. Je perçois qu’elle écoute et se rend compte aussi. Une fois de plus, je lui propose le sacrement des malades lui disant combien cela va l’aider car sans la grâce, c’est difficile. Elle me dit : « J’aimerais bien, mais je n’ai pas de péchés, je suis dans mon lit tout le temps, je ne peux pas pécher ! »Et je lui réponds : « Quand on voit tout négatif, et qu’on ne voit pas les bienfaits de Dieu et qu’on ne l’en remercie pas, c’est déjà un péché. »Alors elle se tait, puis accepte de recevoir ce sacrement. Je suis aux anges. Elle me demande de prendre rendez-vous pour elle avec le prêtre. Elle est heureuse que je m’occupe d’elle. Le lendemain matin, je téléphone au prêtre qui est d’accord pour vendredi matin à 10h. Je téléphone ensuite à Rosa, elle est très heureuse, elle me remercie beaucoup. Comme elle ne s’est pas confessée depuis des années et qu’elle n’a jamais reçu le sacrement des malades, je lui imprime deux petites feuilles en lettres très grandes pour qu’elle puisse lire tranquillement sur l’onction des malades et sur comment se confesser avec un petit examen de conscience. Nous passons la voir pour lui laisser les deux feuilles et elle nous demande davantage d’explication sur l’onction des malades. Je la sens très impatiente et heureuse.

Vendredi à 9h45, je me rends dans sa chambre pour voir dans quelle humeur elle est ce jour-là. Elle commence comme toujours avec sa litanie de plaintes et de drames, puis je lui dis : « Aujourd’hui vient le prêtre ».Elle me sourit, elle attend cela avec impatience, les yeux fixés sur sa petite horloge. Elle me dit qu’elle a lu les deux feuilles et que cela l’a beaucoup aidé, et qu’elle veut garder ces feuilles. Le prêtre arrive, je les laisse seuls, puis je reviens après la confession, pour le sacrement des malades. Je suis aussi émue que Rosa qui a la gorge nouée d’émotion ce qui transforme son Amen en un petit cri aigu. Elle a les larmes aux yeux, elle est si belle et rayonnante. J’imagine les anges et la fête au Ciel pour cette âme qui se réconcilie avec Dieu et se remet entre Ses mains. Mon cœur exulte de joie avec elle. Sûrement, elle ne changera pas de caractère, mais Dieu est avec elle, tout proche, qui la réconforte et la soutient dans sa lutte. J’en suis certaine.

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Maylis

La crise : des temps difficiles pour les Argentins

En mission à Buenos Aires, Sœur Françoise-Thérèse est témoin des conséquences de la crise sur la vie de leurs voisins et amis.

Sr Françoise-Thérèse, Buenos Aires

Dans l’hémisphère sud, nous voici dans un hiver plutôt changeant. Certains jours, un vent froid nous fait sortir les manteaux bien chauds, le jour suivant, nous pouvons presque nous promener en pull dans les rues, tant les températures sont clémentes. Un hiver, pour le moment donc, peu rude dans la capitale et, hélas, peu à l’image de la situation du pays qui s’enfonce toujours plus dans une crise économique qui affecte ce beau peuple argentin. Le peso ne vaut presque rien, tant l’inflation est énorme. Le manque d’investissements d’entreprises étrangères, la mauvaise gestion de certaines entreprises locales, mais surtout les nombreuses grèves qui paralysent le pays entier en sont quelques facteurs. Nous sommes témoins de combien cette crise affecte beaucoup de nos amis.

Via l’application si pratique de Watsapp je m’enquiers des nouvelles de Maria Jose qui, l’an dernier, a perdu son mari atteint d’un cancer et reste donc seule avec ses deux enfants de cinq et quatre ans. Je propose de lui faire une petite visite, après un long temps sans avoir de ses nouvelles. Elle répond aussitôt qu’elle serait ravie de nous voir et qu’elle a également besoin d’aide pour garder son fils aîné, le temps d’une consultation pour sa fille. Oui, Maria José est bien seule. Sans autre famille et très peu d’amis, elle lutte au jour le jour pour ses enfants. Psychologue, travaillant pour une mutuelle, elle ne gagne pas suffisamment, à elle seule. Sœur Blandine et moi restons plus d’une heure, avec Felipe, déterminé, du haut de ses cinq ans, à faire des courses à vélo sur le trottoir, devant l’immeuble. Sœur Blandine fait le chronomètre avec sa montre et voilà notre petit ami lancé sur sa bicyclette, insatiable, dans une vraie course contre la montre, évitant de justesse le peu de passants sur le trottoir. Je m’essaie à courir pour battre Felipe mais c’est peine perdue. Son enthousiasme et son jeune âge l’emportent. A son retour Maria José se livre à nous autour d’un thé, pendant que ses enfants regardent, épuisés, un dessin animé. Quittant son domicile, chaque jour à 8h00, elle ne rentre que vers 20h. Elle doit donc employer une baby-sitter pendant quelques heures par jour. Elle cherche par tous les moyens à trouver d’autres emplois que ces consultations et reçoit quelques aides matérielles de la part de sa paroisse. Mais l’inflation est telle que ça ne lui suffit pas pour pouvoir payer les charges de son logement. Courageuse, elle est en recherche de travail supplémentaire et nous demande d’être attentives aux offres d’emploi. Maria José nous est infiniment reconnaissante d’avoir passé ce temps avec elle, alors que sa situation reste la même. Je prends conscience de l’importance de notre présence et du courage de beaucoup de gens qui, en ces temps si difficiles, luttent au quotidien pour faire vivre la famille. A notre retour en métro, un homme à la retraite propose à toutes les personnes présentes dans les wagons quelques crayons à 20 pesos pour compléter sa retraite insuffisante.

 

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Sr Françoise-Thérèse Servante de la Présence de Dieu

Grande et petite à la fois

Lors d’une après-midi toute simple dans le quartier de Villa Jardin à Buenos Aires, Alicia et sr Françoise-Thérèse visitent E. Une rencontre simple, un instant dense et pourtant plein d’espérance.

Sr Françoise-Thérèse et Alicia devant le Point-Cœur de Villa Jardin

Sr Françoise-Thérèse et Alicia devant le Point-Cœur de Villa Jardin

E. qui vit dans le  quartier où vivent les volontaires du Point-Cœur. Un vendredi après-midi, avec Alicia, volontaire polonaise, nous arrivons à son humble maison où elle vit seule avec sa fille et trois chiens. E. est occupée à laver les chiens. Elle laisse aussitôt son tuyau d’arrosage (le toilettage se passait dans une petite cour intérieure) et la brosse et vient nous accueillir : « C’est incroyable que vous veniez juste aujourd’hui. Je ne me sentais pas bien! Lundi prochain c’est l’anniversaire de la mort de K. » K est l’un de ses deux fils décédés. Il est mort dans des conditions tragiques à l’âge de 14 ans. A chaque anniversaire, revient la douleur de l’arrachement brutal d’un fils à sa mère. E. était en train de s’occuper aux activités de la maison pour ne pas se laisser aller, pour ne pas « sombrer dans la dépression! » Alicia lui annonce que sa fille, la plus jeune de la famille est invitée au camp que la communauté des volontaires organise cet été. E se confie à nous avec beaucoup de simplicité, verse quelques larmes, nous parle de son travail, de son fils qui est en prison. Elle lutte au quotidien pour chercher un sens à cette épreuve, demande des grâces de paix pour continuer à avancer et à élever sa fille. Chaque rencontre avec E. se déroule tout de suite à un niveau profond parce qu’elle ne nous cache pas sa souffrance, se montre telle qu’elle est, petite et à la fois grande par l’espérance qui l’anime au quotidien. Elle ne cesse de nous redire sa gratitude pour notre amitié et notre présence.Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedin

Sr Françoise-Thérèse, Servante de la Présence de Dieu En mission à Buenos Aires

Je demande le ciel pour mes enfants

Sr Laetitia et Marie-Aimée ont proposé aux mamans de leur quartier de Buenos Aires de se retrouver pour « la Prière des Mères », lieu où elles crient tout en restant debout.

BuenosAiresCommunauté

Communauté du Point-Cœur à Villa Jardin, Buenos Aires

 

Les gens qui habitent le quartier du Point-Cœur sont pour la plupart venus du Paraguay ou de Bolivie. L’Argentine était en mesure, il y a quelques années, de leur offrir un avenir meilleur. Aujourd’hui, avec les crises successives, l’appauvrissement économique et moral se ressent de plus en plus et la drogue fait des ravages. Elle détruit non seulement les personnes, mais aussi les familles, les relations entre les voisins, etc., car elle est très souvent accompagnée de délinquance. Avec Marie-Aimée, l’une des volontaires du Point-Cœur, nous avons proposé aux mamans du quartier de commencer un groupe de « Prière des mères ». Très souvent, ce sont ces mères qui portent leurs fils tout au long de cette longue descente dans la drogue. La plupart de ces femmes ont des histoires incroyables de lutte, de souffrance. L’une d’entre elles nous disait : « Je sortais tous les soirs à 2 ou 3 heures du matin pour aller chercher mon fils et le ramener à la maison. »
Les premières réunions ont étés dures, difficiles à porter, tellement elles avaient besoin de parler, de dire leur souffrance. Le goûter qui suit le temps passé dans la petite chapelle du Point-Cœur est une suite de confidences et de souvenirs d’horreurs. Nous assistons à de moments incroyables de compassion, quelquefois de pardon, des unes envers les autres : « Je pensais que tu n’étais pas au courant de ce que ton fils avait fait. Maintenant je comprends ta souffrance. » ; « Malgré toute la haine que je porte à celui qui a initié mon fils à la drogue – ce qui l’a conduit à la mort -, j’ai appris que la violence n’était jamais une solution. »
L’une d’entre elles m’impressionne beaucoup. Deux de ses fils ont été assassinés. Elle-même est arrivée à notre première première rencontre blessée par balle. La troisième fois que nous l’avons vue, elle avait perdu sa mère. Etrangement elle n’est pas complètement accablée. Elle crie sa douleur mais elle reste debout. Elle pleure ses péchés mais son cœur et son regard sont purs. Au moment de la prière pour chacun de ses fils, en pleurant, elle répétait toujours cette même demande : « Seigneur, je t’en supplie, donne à mes enfants la paix et la tranquillité qu’ils n’ont pas eues ici-bas ! » Elle a cette conscience inouïe que sa mission de mère ne s’achève pas avec la mort de ses enfants. Elle me poursuit toujours avec la même question : « Hermana, comment puis-je savoir si mes fils sont au ciel ? Tu sais ils ont fait beaucoup de mal ici-bas, mais ils étaient aussi bons. Je les connais, ils sont mes enfants ! ». Lors de notre dernière réunion, elle n’a pas pleuré. Elle priait paisiblement en silence. Au moment du goûter, elle a consolé une autre maman qui souffre avec son gendre : « Tu sais, je connais ce chemin. Continue à le chercher, ne ferme jamais ta porte, soutiens ta fille et ses enfants. »Très souvent les gens me demandent : « Que devons-nous faire contre ce fléau de la drogue ? ». Je n’ai pas la réponse. Existe-t-elle, cette réponse magique ? Cette initiative, ce geste que nous posons ensemble avec ces mamans ne prétend pas être une solution. Je sais par contre que nos cœurs changent, que ces mamans sont consolées et encouragées dans le combat quotidien de leur vie, que nos découvrons le lien mystérieux entre maternité, sacrifice et fécondité, que nous faisons l’expérience de la présence d’un Dieu qui n’abandonne pas son peuple, qui désire rester au milieu des hommes.

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Sr Laetitia Servante de la Présence de Dieu, en mission à Buenos Aires (Argentine)

Un mariage pas comme les autres

Amalia

Amalia et Sr Milagros

Sœur Maylis est à Buenos Aires. Elle nous présente cette amie Amalia, qui « a tout donné ».

Amalia est une amie très proche de Points-Cœur depuis de longues années, elle a 37 ans et depuis longtemps elle attendait anxieusement l’homme de sa vie. Il y a deux ans, elle a rencontré Mohammed, dans un cours de tango. Il est égyptien et musulman mais vit au canada où il est ingénieur dans une grande multinationale. Ils sont tombés amoureux et ont fait tout un très beau chemin ensemble. Un mois après leur mariage civil au Canada en août dernier, elle a commencé à ressentir de fortes douleurs dans le nerf sciatique.
Elle rentre alors en Argentine, où on lui découvre un sarcome, c’est-à-dire un cancer du muscle localisé dans le nerf sciatique, très douloureux, qui lui vaut d’être rapidement alitée ne pouvant plus ni marcher, ni bouger, dès le 1er janvier. C’est une dure épreuve. Elle vient de se marier. Elle ne comprend pas la volonté de Dieu, mais elle ne se rebelle pas et dans les larmes, elle supporte patiemment ce qui lui arrive. Mohammed reste toujours à ses côtés, souffrant de ne rien pouvoir faire pour elle. En avril seulement, elle commence la chimiothérapie et les rayons. Mohammed, absent plusieurs mois, a accumulé beaucoup de retard dans son travail : il doit rentrer au Canada pour quelques temps mais espère revenir vite. La mère d’Amalia reste auprès d’elle jour et nuit. Amalia ne supporte pas le traitement. Elle est si affaiblie, qu’elle ne tient plus le choc. Les visites sont restreintes au strict minimum. Elle tient à peine 10 minutes de conversation quand nous la visitons une fois par semaine. La morphine lui défigure le corps. Mais chaque fois que nous pouvons lui parler, elle respire la paix, l’abandon à la volonté de Dieu. Elle se préoccupe même pour nous. C’est incroyable le chemin qu’elle fait dans son cœur. Elle nous dit toujours qu’elle sait que nous ne pouvons pas aller la voir souvent à cause de son état mais qu’elle sent réellement combien elle est portée par la prière de tous.
Il y a un mois, à l’arrêt du traitement, le verdict tombe : il n’y a plus rien à faire. Le coup est très dur pour tous. Comment une vie peut-elle ainsi basculer d’un jour à l’autre ? Les chemins de Dieu sont vraiment inimaginables et peu compréhensibles et pourtant, nous ne pouvons nier Sa Présence, Ses miracles, Son écoute attentive à nos prières. Mohammed revient en urgence. Amalia est si heureuse qu’elle paraît transfigurée par la joie. L’Amour lui redonne une force incroyable. Elle ne perdra plus ce sourire.
La semaine dernière, nous recevons un texto sur notre portable : « Les filles ! Dans deux jours, je me marie sacramentellement, j’aimerais que vous soyez là. Amalia. » C’est la surprise et les cris de joie ! En la fête du Sacré-Cœur de Jésus, nous nous réunissons avec sa mère, son frère et ses plus proches amis dans la petite chambre d’hôpital, parée comme pour un mariage. Dans son lit, la promise a revêtu une tunique brodée finement, blanche. Une couronne de roses blanches dans ses cheveux, un bouquet de roses dans les mains, maquillée, elle est radieuse. Le promis, grand et digne dans le couloir, est visiblement très ému. Le prêtre arrive (pour une fois, ce n’est pas la mariée qui fait attendre tout le monde !). L’émotion est à son comble ! Dès les premières paroles du consentement, l’époux pleure, et nous aussi. Ils s’échangent les alliances, quelques-uns lancent des pétales de rose. Amalia et sa mère se consacrent au Sacré-Cœur de Jésus. L’époux avait tout préparé : les souvenirs pour les invités, la décoration de la chambre, le champagne, les apéritifs, le gâteau des mariés, tout y était ! Nous vivons quelque chose d’extraordinaire. C’est un OUI pour toute la vie, conscients que l’unique espérance est en Dieu, car la médecine a déclaré forfait. C’est un OUI à la vie, un OUI à l’Amour jusqu’au bout, un OUI dans la foi, l’abandon total en Dieu, plus fort que la mort, plus fort que le cancer. Un OUI qui déplace des montagnes dans le cœur de tous ceux qui sont présents physiquement ou par la prière. La joie irradiante d’Amalia nous atteint tous et nous remplit d’une conviction, d’une espérance forte : « Ils nous montrent que ce n’est jamais fini » comme dira l’un des amis présents. Ce n’était pas un OUI pour accomplir la dernière volonté d’Amalia, ou un OUI pour peu de temps, mais un OUI éternel.

Cinq jours plus tard, nous apprenons qu’elle s’est endormie dans la mort. Mohammed était à son chevet. Elle lui dit juste avant de mourir : « Je suis heureuse. Dieu m’a tout donné. » Lorsque nous arrivons pour veiller le corps, Mohammed confie à Père Edouard : « Vraiment elle a changé quelque chose, profondément, dans mon cœur. Elle m’a tout donné. » C’est incroyable la paix qu’elle nous a tous laissée en partant si joyeuse et si remplie de gratitude envers Dieu, alors que les circonstances pouvaient tant faire penser le contraire.Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedin

Sr Maylis Servante de la Présence de Dieu