Les apostolats du Point-Cœur du Honduras

Tugdual vient d’arriver au Point-Cœur de Tegucigalpa, il découvre la mission, le quartier et les apostolats extérieurs au quartier où les volontaires se rendent tous les jeudi. Ce sont des lieux de grande souffrance et il est parfois dur d’y rester au chevet de nos amis. Tugdual raconte sa première expérience.  

La communauté du Point-Cour de Tegucigalpa avec un ami

Le jeudi après-midi est exceptionnel. Il est le jour des apostolats, qui sont au nombre de trois : la prison des femmes (apostolats uniquement pour mes sœurs de communauté), l’asilo (maison de convalescence et de retraite) et l’hôpital psychiatrique Santa Rosita. Ce sont des lieux de mission difficiles. L’asilo est un établissement pauvre de la capitale, qui manque fortement de personnel. Les personnes y sont seules, n’ayant pas beaucoup d’intimité et le service y est déplorable. Mais, quand les personnes nous (religieuses, séminaristes ou Points-Cœur) voient arriver pour les visiter, leur joie est telle qu’ils se mettent à parler librement et c’est presque difficile de les arrêter et de leur dire que nous devons rentrer chez nous. Le second apostolat que je connais est celui de l’hôpital psychiatrique qui est à une heure de bus et de moto-taxi de Tegucigalpa. Il est, de loin, l’apostolat le plus dur. Le service y est, pour le coup, extraordinaire et les patients y sont bien traités. Mais les personnes qui y vivent ont un véritable handicap mental et, pour suivre une discussion, cela est vraiment difficile. Par exemple, un homme vient toutes les cinq minutes pour nous serrer la main, un autre se prend pour un danseur professionnel, une femme très perturbée souhaite que nous mangions tout ce qu’elle nous apporte, une autre très triste pleure tout le temps, se cognant la tête contre le sol et les murs… et j’en passe. Mais, pour tenir pendant les deux heures que nous passons avec eux, il faut s’en remettre au Christ et ne pas oublier le charisme de Points-Cœur : la compassion. Parce que, certes, ces personnes ont une déficience mentale, mais elles sont humaines. Elles ont besoin de nous et sont très heureuses que nous les visitions.

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Tugdual G. Volontaire en mission a Honduras