Honorino et la beauté du cœur

Honorino, Agnès et Pauline au Costa Rica

Pauline est au Point-Coeur du Costa Rica où elle a fait connaissance d’Honorino sur le marché où il vend des fruits et légumes…

Il est temps de vous présenter un nouveau visage, celui de Honorio. Il vit dans un petit village entouré de montagne à 1h 30 de San José où il cultive toutes sortes de légumes et de fruits. Il est vendeur au petit marché près de chez nous. Depuis janvier, nous avons obtenu le droit de demander à chaque vendeur s’il a la possibilité de nous donner un petit quelque chose. Cela nous aide à réduire les frais en alimentation. Certains nous donnent une pomme, d’autres un sac de légumes, chacun selon ce que son cœur lui dicte et selon ses possibilités. L’amitié avec cet homme grandit petit à petit et plusieurs fois, il nous avait proposé d’aller connaître un lieu touristique près de son village. Il y a deux semaines, nous avons donc décidé de partir pour une journée sans trop savoir ce qu’on allait faire. Arrivées au village, nous montons dans une voiture qui nous mène au lieu touristique. De l’eau chauffée naturellement car les veines d’un volcan y arrivent, sauf que l’eau vient d’un tube et qu’elle termine dans un bac en ciment où l’on peut se baigner. J’étais déçue de voir qu’il ne restait plus rien de l’aspect naturel de l’endroit et on décide alors de changer les plans. Honorio nous propose une balade jusqu’à son village : 2h15 de montée raide nous attendent au milieu d’une forêt humide et tropicale. Nous arrivons dans sa maison et en entrant, je découvre un monde que je ne connaissais pas, le monde des paysans. L’humilité et la simplicité sont les mots qui me restent. Nous parlons un peu avec sa sœur qui vit dans la même maison et qui se presse de nous cuisiner une omelette. Elle était tellement contente de nous accueillir sans même nous connaître. Honorio nous disait pendant la montée que celle qui arrivait la première en haut gagnait deux verres de lait. Deux verres de lait se réduisaient pour moi à ouvrir un carton de lait et à le servir dans un verre. Mais j’ai compris que pour lui, deux verres de lait étaient le travail d’une vache à traire. Oui, cela a de la valeur ces deux verres de lait. En nous disant au revoir, il nous tend une bouteille de miel. Quel beau cadeau ! Je reste très touchée par cette rencontre car avec peu de mots et quelques gestes, cet homme nous a montré les bras ouverts toute sa pauvreté et sa simplicité. Il avait ce désir de nous montrer d’où il venait et sans peine il nous a montré toute sa réalité.

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Pauline F. Volontaire en mission au Costa Rica