Droit à la solidarité internationale

© Points-Cœur Philippines

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Le groupe de travail dont fait partie Points-Cœur sur le Droit à la solidarité internationale est particulièrement impliqué, plus que toute autre ONG, dans le Groupe de Travail inter-étatique sur le Droit au Développement. Depuis de nombreuses années que les Etats membres du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU essaient de se mettre d’accord sur une résolution commune consacrant le Droit à la Solidarité Internationale, des blocages sont toujours forts dus notamment à l’opposition d’un côté des pays du NAM (Non-Aligned Movement) et de l’autre des Etats-Unis et de l’Union Européenne. Points-Cœur et le groupe de travail du Forum essaie de dépolitiser la question afin de faire avancer les négociations.

La solidarité internationale : un droit en devenir pour Points-Cœur

Durant l’année 2015-2016, Points-Cœur a suivi activement le travail de la rapporteure spéciale sur la solidarité internationale. Le groupe de travail des ONGs d’inspiration catholique – dont fait partie Points-Cœur – a rédigé différentes déclarations orales sur la nécessité de passer du principe de solidarité internationale à un droit à la solidarité internationale pour chaque individu. Les discussions en sont encore à leurs débuts et Points-Cœur sera appelé à s’investir toujours plus pour cette cause.

Le droit au développement propulsé à l’ONU par les organisations d’inspiration catholique

Adoptée il y a trente ans, la déclaration sur le droit au développement peine à se concrétiser. Les états assument difficilement leurs responsabilités, notamment dans « l’accès aux ressources de base, à l’éducation, aux services de santé, à l’alimentation, au logement, à l’emploi et à une répartition équitable du revenu »[1]. Lors de la dernière réunion du groupe de travail sur le droit au développement, les ONGs d’inspiration catholique, dont Points-Cœur, ont proposé des critères pour l’évaluation de la mise en œuvre du droit au développement. Ces critères ont été adoptés sans réserve par les pays. Un signal encourageant pour le travail des ONGs d’inspiration catholique, mais préoccupant pour le futur du groupe de travail puisque les états ne parviennent pas à proposer des critères consensuels et doivent s’en référer aux propositions des ONGs. Les positions opposées des états sur les critères d’évaluation du droit au développement sont alarmantes. Dans ce contexte, Points-cœur œuvre pour la réconciliation des points de vue divergents et cherche le consensus en intervenant de manière constructive lors des sessions de discussion.

[1] 1968 Déclaration sur le droit au développement, art 8. (AG res 41/128) http://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/RightToDevelopment.aspx