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©Points-Cœur

A travers leur amitié gratuite, les volontaires veulent redonner aux plus pauvres la conscience de leur dignité. Cette amitié fait du Point-Cœur un pont, un lien entre la rue, les familles et les structures locales existantes (hôpitaux, écoles, mairies….). Les volontaires sont aussi une présence attentive aux besoins de leurs amis et agissent en conséquence de manière personnalisée.

Des Points-Cœur ont ainsi mis en place un soutien scolaire, des activités sportives et artistiques (musique, théâtre, expositions, etc.), des camps d’enfants et de jeunes, des groupes de réflexions, etc. Au total dans le monde, ce sont 39 soirées culturelles et 50 groupes de réflexions par mois, 14 équipes de foot pour enfants, jeunes et adultes, 28 camps et une centaine d’excursion à la journée pour plus 300 enfants et jeunes (plage, campagne, zoo, cinéma, concert, musée…) !

Au Honduras, le Points-Coeur a organisé un match de foot, entre les jeunes amies du quartier et les femmes de la prison qu‘ils visitent hebdomadairement :

« Le match commença, étrangement silencieux au départ. Nos filles se débrouillaient très bien, construisaient et surtout, tenaient la distance. […] Les matchs se jouaient à huit joueuses, c’est-à-dire que pour nous il n’y avait pour ainsi dire pas de remplacements possibles, pas même pour les deux moins douées et moins endurantes d’entre elles… L’idée fut de demander à une ou deux internes si elles acceptaient de jouer dans notre équipe contre les leurs. Cela aurait pu terminer en cheval de Troie, mais il n’en fut rien. Au contraire, nos filles de rien du tout, silencieuses et appliquées, commençaient à susciter sympathie parmi les internes, et celles qui jouaient à nos cotés commencèrent à être encouragées elles aussi : il y allait de leur honneur de ne pas décevoir les gamines ! Le match se déroula dans un fair play et un respect que nous n’aurions pas cru possibles : pas de coups, pas d’injures ni de gestes d’humeur, des signes d’excuse discrets entre les joueurs… Pour ceux d’entre nous qui connaissent la prison « habituelle », il y avait du miracle dans l’air ! »

Nicolas de D. – Honduras