Le Point-Cœur de Guayaquil : un lieu d’éducation pour les enfants du quartier

Categories: Equateur

Dans le quartier de la Isla Trinitaria à Guayaquil, nombreux sont les enfants qui gravitent autour du Point-Cœur, nombreux sont ceux qui viennent jouer ou chercher un peu d’affection auprès des volontaires. Pour beaucoup d’entre eux, le Point-Cœur devient le lieu de leur éducation et les volontaires deviennent leur référence ou un peu comme leurs grands frères et sœurs… Kari, une volontaire américaine, raconte son expérience avec Anita, une enfant du Point-Cœur.

Anita et sa cousine

Quand je suis arrivée en Equateur, Anita est l’un des premiers prénoms que j’ai appris car elle venait souvent au Point-Cœur. J’ai vite réalisé que c’était l’une des enfants qui avait le plus besoin de notre amour. Bien que sa maison soit toujours remplie de monde, elle était souvent seule et ne recevait pas toujours l’attention et l’amour qu’elle attendait de la part de sa maman ou de ses frères et sœurs. Quand elle venait jouer l’après-midi, je me sentais immédiatement tendue et nerveuse, dans l’expectative d’une quelconque bagarre. Elle n’était pas très encline à partager, à suivre les règles ou à parler avec un ton de voix normal. Elle criait constamment pour réclamer notre attention.

Anita s’est liée d’une profonde amitié avec deux anciennes volontaires qui ont souvent pris le rôle de sa mère ou plutôt celui d’une grande sœur pour l’encourager à se doucher ou à se peigner les cheveux quand il semblait évident qu’elle ne l’avait pas fait depuis plusieurs jours. Par ces petits gestes et beaucoup d’autres, elles ont montré à Anita qu’elle était aimée et lui ont révélé sa propre dignité et sa grande valeur.

Maintenant, Anita est très différente. Son cœur s’est adouci et elle est devenue très attentive aux autres. Elle entraîne souvent dans son sillage son neveu et prend soin de lui comme si elle était sa mère. Elle est très attentive aux moments importants dans la vie de ceux qui l’entourent. Elle nous dit plusieurs semaines à l’avance que l’anniversaire de sa maman approche pour que nous n’oubliions pas de le fêter. Pendant une sortie que nous avons organisée avec les filles du quartier, elle a beaucoup aidé quand un des vélos que nous avions loués ne marchait pas bien.

On dit souvent à Points-Cœur qu’on ne peut pas donner ce qu’on n’a pas reçu. C’est devenu tellement évident pour Anita : elle donne maintenant l’amour et l’attention qu’elle a reçu de chacun des volontaires.

Anita aidant à porter le vélo défectueux pendant la sortie

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Author: admin