Hôpital Bloom au El Salvador, visite d’enfants atteints de leucémie

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Au El Salvador, les volontaires du Point-Cœur Faustino-Perez se rendent chaque semaine à l’hôpital Bloom pour visiter les enfants atteints de leucémie et leurs familles. Tilda, volontaire hongroise, raconte l’une de ces visites :

Tilda et deux enfants du quartier

J’ai traversé de nouveau le seuil de l’hôpital. Je ne savais pas ce qui m’attendait. Mais ce jour était différent des autres. Parfois dix minutes valent plus que tout. La visite s’est déroulée, comme d’habitude. J’ai fait connaissance d’un nouvel enfant, Abraham qui a trois ans. J’ai également essayé de faire oublier la tristesse de Kejszi par un petit jeu, car il est couché depuis des semaines dans son lit d’hôpital. Des moments inoubliables, des sourires et des larmes, des petits miracles, des moments bouleversants. Tous ces évènements faisaient partie de cet après-midi-là. Il restait juste dix minutes de visite. Mon frère de communauté m’a prévenue que quelqu’un voulait me voir. Mon cœur a frémi. Qui pourrais-je revoir de nouveau ? Est-ce le petit Angel, dont j’ai transformé les pleurs en rire ou bien le petit Diego, qui m’a dit au revoir en pleurant, ou éventuellement Nataly, William, Wendy ou Joshué ? La réponse fut rapide : c’était Wendy qui m’attendait dans une autre salle. Je suis partie à sa recherche. Des yeux rayonnants m’ont accueillie. Cette rencontre était une immense joie. Cela faisait deux mois qu’on ne s’était vu. « Tu me reconnais encore ? »lança-t-elle. Cette question n’était pas du au temps écoulé depuis notre rencontre, mais plutôt, parce-que la première fois qu’on s’était vu, elle avait une magnifique chevelure. Combien il peut être difficile d’accepter le changement de son apparence ! Combien il peut être difficile d’accepter sa maladie ! Combien il peut être difficile que peut-être, même les quelques personnes proches ne la reconnaissent pas. Elle marche sur un chemin qu’elle n’a pas choisi. Elle traverse probablement quelque chose qu’elle et ses parents ne pensaient jamais voir arriver. Cette maladie semblait être si loin et maintenant elle est terriblement proche. Je sais que je laisse entrer plein d’enfants dans mon cœur. Je sais aussi que le Bon Dieu n’a pas accordé à chacun d’eux une longue vie. C’est douloureux. Mais malgré tout, chaque semaine, je traverse le seuil de cet hôpital avec la même attente et je laisse d’autres enfants entrer dans mon cœur…

Tilda S.

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Author: admin