Foyer des sœurs de Mère Teresa à Lima

Categories: Pérou

En mission au Point-Cœur de la Ensenada au Pérou, Thibaut a eu l’occasion de passer un temps dans l’autre Point-Cœur de Lima, à Barrios Altos. Il est ainsi allé au « Foyer de la Paix » (Hogar de la Paz) tenu par les sœurs de Mère Teresa que vont visiter chaque semaine les volontaires du Point-Cœur.

Villa Marta, un autres foyer à Lima pour enfants issus de familles en difficultés

J’y ai rencontré un garçon handicapé qui s’appelle Jonathan. Ce jeune d’une quinzaine d’années est en fauteuil roulant, ses membres sont déformés, il n’a pas de cheveux, sa bouche est atrophiée. Il vit avec d’autres personnes handicapées, parfois plus atteintes encore, certaines incapables de communiquer. Une atmosphère de cris, de gémissements, d’odeurs parfois désagréables règne dans ce foyer. Et pourtant, il y a quelque chose de grand qui se vit là, dans ces lieux si pauvres aux yeux des hommes, si riches aux yeux de Dieu. En nous voyant arriver, Jonathan pousse un cri de joie et de ses mains lancent à toute allure son fauteuil roulant. Il se précipite vers Gisela, volontaire argentine, qui vient le voir régulièrement. Il s’arrête devant elle et l’agrippe de ses mains abîmées pour la prendre dans ses bras. Il tressaille de joie. Gisela nous présente alors, Marie et moi qui venions pour la première fois. Jonathan exulte et nous tire à lui chacun notre tour pour nous prendre aussi dans ses bras. Au moment de partir, Jonathan nous suit avec la même joie non contenue, répétant sans cesse : « Merci, merci, merci ! » Je revoyais les images du film les Mistrals gagnants où un des enfants, atteint d’une tumeur, dit : « Ce n’est pas parce qu’on est malade qu’on ne peut pas être heureux », puis après un moment de silence d’ajouter « en fait, je crois que rien ne peut nous empêcher d’être heureux ». Je n’ai pas assez vu Jonathan pour prétendre le connaître, mais je crois qu’il avait parfaitement conscience de son état, de sa maladie et pourtant il n’a pas arrêté de rayonner de joie, comme un choix qu’il faisait consciemment. Et toutes les personnes qui travaillaient dans cet étage du foyer passaient le voir quelques instants, entre deux tâches, pour récolter un peu de cette joie auprès de lui.

Thibaut S.

Facebooktwittergoogle_pluspinterestlinkedin

Author: admin