25 ans du Point-Cœur de Deva

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Le 16 octobre 1994, une bande de quatre Françaises s’installait à Deva….

Messe des 25 ans présidée par l’Evêque

C’était la première équipe du Point-Cœur Saint-­Nicolas, ce même Point-­Cœur où je suis actuellement…, vingt-­cinq ans plus tard. Un quart de siècle. Toute ma vie. Et tant de gens approchés, touchés par la présence du Christ à travers l’une ou l’autre des volontaires. Ici, nous n’avons pas l’habitude de faire des chiffres mais, tout de même, je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces rencontres faites depuis la création. Tout cela méritait bien une journée festive, non ? Ou même un week-­end ? Non, non, mieux, une semaine ?! Allez c’est parti ! A chaque jour son événement : une exposition de photos sur le thème des beautés de Deva, une journée spéciale enfants, une excursion, une journée des talents, une journée chapelle ouverte, une messe et une soirée festive. Quelques semaines de préparation, des petites prises de tête, une pincée de stress et… on y est : le grand jour arrive! Tous nos amis n’ont pas forcément pu honorer notre invitation (dans un sens, heureusement, je ne sais pas si on était vraiment en mesure d’accueillir plus de trois cent personnes), mais chaque jour a été pour nous comme un doux miel succulent à savourer après tout le travail de préparation, et avec tant de belles surprises. Le jour de la chapelle ouverte, nous avions prévu un temps d’adoration, des citations de la Bible à piocher, des possibilités pour déposer des intentions de prière, etc. Nous n’avons pas eu beaucoup de visites ce jour-­là. Mais en ville, le soir, nous avons croisé dans la rue un père de famille. Il nous demanda si notre chapelle était toujours ouverte malgré l’heure tardive. Nous ne pouvions lui refuser ça et l’invitâmes à entrer. A pas de velours, il pénétra dans notre chapelle en bois et se recueillit. Quelques instants volés, dérobés à une semaine sûrement bien chargée… pour la confier à Dieu : les soucis du quotidien, les enfants partis loin… Rien que pour cette visite, cette journée en valait la peine.  Mais, le point culminant de cette fête restera la messe de clôture en plein air, dans notre jardin, présidée par l’évêque. Tous nos amis fidèles ont répondu présents, certains se déplaçant pourtant de loin. Le soleil même nous honora de sa présence. Ses rayons illustrant sur nos visages la joie qui transportait nos cœurs. Jour pour jour, huit ans après la mort de ma petite filleule, Béatrice, avoir cette si belle fête, cette liturgie des anges gardiens et cette joie communicative fut pour moi, à la fois le sentiment d’un abîme important mais, aussi, un signe plein d’espérance de la joie qui doit régner là-­haut. Ce fut comme un avant-­goût de la vraie joie qui nous attend et qu’elle doit déjà goûter.

Philippine G., en mission à Deva

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Author: Claire Lefranc